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-HYPERTENSION ARTERIELLE par néphropathie parenchymateuse
1)
Suspicion clinicobiologique
Le bilan de l'hypertendu
permet le diagnostic d'une hypertension artérielle par néphropathie:
dépistage d'une protéinurie, d'une anomalie du culot
urinaire et/ou du compte d'Addis, d'une insuffisance rénale chronique.
L'échographie rénale, l'urographie intra-veineuse et
la ponction-biopsie rénale sont les moyens du diagnostic
étiologique.
2) Diagnostic étiologique
a)
Toutes les néphropathies bilatérales aiguës ou chroniques
Selon la néphropathie
en cause, l'hypertension artérielle apparaît précocement.
Dans la néphropathie diabétique, il faut souligner
l'importance du dépistage de la microalbuminurie. La néphroangiosclérose
constitue un cas à part: c'est une néphropathie induite
par l'hypertension artérielle où la tension intraglomérulaire
est le déterminant essentiel.
b) Les néphropathies unilatérales
L'hydronéphrose
peut déterminer une hypertension artérielle dont il faut
démontrer le caractère rénine-dépendant
si l'on envisage une cure chirurgicale.
Une atrophie rénale
unilatérale par hypoplasie ou pyélonéphrite
chronique souvent par reflux peut induire une hypertension artérielle.
Démontrer le lien de cause à effet est parfois difficile.
NB: le petit rein peut être le fait d'une sténose de l'artère
rénale!
3) Traitement selon le caractère uni-
ou bilatéral de la néphropathie
L'hypertension artérielle
d'une néphropathie unilatérale est traitée
par un anti-hypertenseurs, le plus souvent un IEC (sauf dans
la sténose des artères rénales). Une indication
chirurgicale est retenue quand le rein est peu ou pas fonctionnel.
L'hypertension artérielle
des néphropathies bilatérales est traitée
par les IEC et les diurétiques.
'insuffisance rénale
oblige à la réduction de posologie des IEC avec utilisation
exclusive de diurétiques de l'anse. Les IEC posséderaient
une capacité de néphroprotection dans la néphropathie
diabétique.